Revue de presse - Nez

Où l’on apprend que des chiens pourraient détecter le Covid-19, que les Turcs combattent le virus à l’eau de Cologne et que les réunions inutiles n’auront plus jamais la même odeur

Pas de confinement qui tienne : la revue de presse se penche sur l’anosmie déclenchée par le nouveau coronavirus, les initiatives de l’industrie du parfum pour accompagner la crise sanitaire, mais aussi sur l’engouement des tigres pour Obsession for Men, l’apparition de bougies parfum Royal Cheese, et le retour en grâce des notes rétro en parfumerie.

On le sait maintenant, la perte d’odorat peut faire partie des symptômes du Covid-19. Cette anosmie (accompagnée d’agueusie, ou perte du goût) pourrait être expliquée par la capacité de ce virus à infecter le système nerveux central des malades, et notamment les zones du cerveau traitant les informations olfactives, nous dit Le Monde. Une hypothèse étayée par deux articles de recherche rapportant que les virus SARS-CoV-1 ou le MERS-CoV, proches du nouveau coronavirus, peuvent pénétrer dans le cerveau. 

L’Obs publie ainsi le témoignage d’un malade, désormais rétabli, qui raconte comment le virus lui a causé une anosmie et une agueusie totales, qui semblent heureusement temporaires : « Je commence à peine à retrouver le goût et l’odorat. Juste les notes sucrées comme le chocolat ou le miel, du coup j’en mange pas mal ! Mais sinon, le café a le goût d’eau et l’oignon n’a pas d’odeur ».  Si vous ou l’un de vos proches avez été touchés par ce symptôme, nous vous invitons à répondre au sondage conçu par Clara Muller [MAJ : L’article est désormais disponible : Covid-19 : le jour où le monde perdit l’odorat], dont les résultats feront l’objet d’un article sur notre site d’ici fin avril (inscrivez-vous à nos alertes mail – en haut à droite de cette page – pour être prévenus).

L’odorat représente aussi un espoir dans la lutte contre l’épidémie, en tout cas dans le dépistage des malades : des chiens pourraient être formés afin de détecter l’odeur du Covid-19, rapporte la BBC. Certains animaux sont déjà capables de flairer la maladie de Parkinson, certains cancers ou le paludisme, les patients dégageant des molécules olfactives spécifiques. Des essais sont prévus sur le SARS-CoV-2 en Angleterre. Les chiens pourraient être prêts dans six semaines pour aider à fournir un diagnostic « rapide et non invasif »

En attendant, l’épidémie provoque en Turquie une explosion des ventes d’eau de Cologne. Symbole d’hospitalité et d’hygiène dans le pays, elle est particulièrement prisée en ce moment pour se désinfecter les mains. Grâce à sa forte teneur en alcool, elle peut permettre d’éliminer le virus. Selon Le Figaro (qui relaie une information AFP), le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré que des bouteilles d’eau de Cologne seraient distribuées avec des masques aux personnes âgées de plus de 65 ans. Rappelons que pendant l’épidémie de peste noire qui a frappé une grande partie du monde au milieu du 14e siècle, pomanders et fumigations étaient déjà réputés éloigner la maladie – sans la même efficacité. On y découvre également que l’eau de Cologne n’aurait « rien à voir avec la ville allemande du même nom ». Preuve en est qu’en période de pandémie, même le parfum n’échappe pas aux fake news !

Depuis le début de la crise sanitaire, l’industrie du parfum affiche son engagement dans la lutte contre l’épidémie. LVMH a été le premier à annoncer que les usines produisant les parfums Guerlain, Dior et Givenchy fourniraient désormais du gel hydroalcoolique aux hôpitaux, suivi par L’Oréal, Coty, Estée Lauder, Clarins, Hermès, L’Occitane, Berdoues, ou encore Yves Rocher, et des maisons de composition comme Firmenich, Givaudan, Symrise ou Mane. Chanel et L’Oréal ont par ailleurs annoncé qu’ils n’auraient pas recours au chômage partiel, tout comme Hermès, qui affirme également qu’il n’augmentera pas son dividende

Alors que le confinement a provoqué la fermeture des commerces non essentiels, dont les parfumeries, certaines enseignes indépendantes continuent à parler du parfum à leurs abonnés sur les réseaux sociaux. Depuis Bordeaux, Dorothée Duret du Nez insurgé (@le_nez_insurge) propose jeux, énigmes et défis créatifs autour de l’olfaction, pendant que Charlotte Châtelet, fondatrice du concept-store beauté et mode Maison Orso à Rennes et à La Rochelle (@maisonorso), a consacré trois de ses vidéos quotidiennes à des focus sur la fleur d’oranger, les parfums d’intérieur et la marque florentine Santa Maria Novella. Jérôme Herrgott, fondateur de l’agence consacrée aux marques indépendantes Spray Conseil (@sprayconseil), a quant à lui proposé un live avec la fondatrice de la parfumerie Basic – La crème de la crème à Reims pour répondre aux « questions que tout le monde se pose sur le parfum »

Certains d’entre nous font depuis quelques semaines l’expérience du télétravail et des réunions par Skype, Teams ou Zoom, qui peuvent se révéler aussi inutiles que les rendez-vous physiques habituels (avec les problèmes de connexion en bonus). Une bougie se promet de faire partir en fumée la frustration qu’elles provoquent. Intitulée « Fucking meetings – smells like this could have been an email – and this is why I drink », elle dégage des arômes de café au bourbon. Rayon bougie toujours, la créativité est décidément de mise depuis le début de l’année, puisque Gwyneth Paltrow a lancé « This smells like my vagina », aux effluves de bergamote, géranium, rose, ambrette et cèdre, tandis que Mc Donald’s propose un set aux parfums Bun, Boeuf, Fromage, Oignon, Cornichon et Ketchup, à faire brûler de concert pour recréer le bouquet raffiné du Royal Cheese de l’enseigne.

Un fumet que l’on pourrait penser à même de séduire de féroces carnivores comme les tigres, mais il semble que ces derniers aient finalement un faible pour la parfumerie fine, souligne Slate. Une vidéo publiée par le zoo de Norfolk en Angleterre montre les fauves se frotter contre toutes les surfaces vaporisées d’Obsession for men de Calvin Klein. Une étude précédente avait déjà mis en évidence le goût particulier des tigres pour ce parfum, suivi par L’Air du temps de Nina Ricci. Cette préférence pourrait s’expliquer par la présence de civettone, bien que d’autres parfums qui en contiennent rencontrent moins de succès félin. 

Avec son œillet rétro, le bestseller de Nina Ricci faisait moins recette hors des zoos ces dernières années, mais cela pourrait peut-être changer, si l’on en croit Le Figaro. Le quotidien note un retour des notes florales poudrées, qu’avait ringardisées l’avènement des gourmands. Les marques misent à nouveau sur le mimosa, la rose ou la violette, que les jeunes générations biberonnées à l’éthylmaltol découvrent aujourd’hui, et qui seraient susceptibles de les séduire. 

Enfin, pour terminer cette revue de presse sur une note douce, Elle a interrogé des femmes sur les souvenirs particuliers qui les lient à un parfum. Le Shalimar d’une grand-mère chérie, la Cologne Santa Maria di Novella d’un dernier week-end en amoureux à Florence, Flower de Kenzo, symbole des retrouvailles mère-fille… Preuve que si George Sand écrivait que « le souvenir est le parfum de l’âme », les parfums sont souvent aussi « le souvenir de l’âme ».

Et c’est ainsi que les mouillettes ne servent pas qu’à déguster les œufs ! 

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Une femme a fait l'actualité olfactive cet été, suscitant une multitude d'articles. Il s'agit de... Cléopâtre. Depuis des siècles, son nez est sujet à commentaires et à fantasmes, mais si la reine d'Egypte a éveillé l'intérêt ces dernières semaines, c'est pour son parfum supposé. Deux archéologues américains de l’Université d'Hawaï prétendent l'avoir reconstitué grâce à des résidus découverts dans des jarres antiques à Thmuis, en Basse-Egypte.

Liz Taylor dans Cléopâtre de J. Mankiewicz

Appelé Mendesian, il était composé de myrrhe, d'huile d'olive, de cannelle et de cardamome. Prisé par l'aristocratie de l'époque, a-t-il été vraiment porté par la souveraine ? Rien n'est moins sûr, estiment FuturaSciences et The Conversation, qui soulignent que Cléopâtre se faisait créer des parfums sur mesure, loin de se contenter du tout venant, fût-il de niche. Dora Goldsmith, l'égyptologue qui a participé au projet, assure en tout cas que le Mendesian était « l'emblème olfactif de l'Egypte ancienne ».

Les ingrédients composant le Mendesian (Crédits : Dora Goldsmith)

L'encens ne figurait pas dans la composition de ce parfum, mais il était en revanche utilisé pour embaumer les corps des pharaons, et parfumer leurs tombes. La résine issue des arbres du genre Boswellia serait menacée de disparition, prévient le New York Times, citant une étude publiée dans Nature Sustainability. La surexploitation des forêts face à l'augmentation de la demande et la dégradation des écosystèmes dans la corne de l'Afrique pourrait causer la mort de la moitié des précieux arbres d'ici vingt ans. La création de plantations et de réglementations durables en matière d'exploitation seraient néanmoins susceptible d'inverser la tendance.

Encens (Crédits : Pixabay) 

Les momies égyptiennes sentaient donc l'encens, mais les plus âgés d'entre nous ont-ils une odeur spécifique ?, s'interroge le même quotidien new-yorkais. Les scientifiques qui ont étudié le sujet sont divisés. Johan Lundstrom, un biologiste américain, affirme que ses études valident ce que des chercheurs japonais ont découvert en 2001 : un aldéhyde insaturé appelé non-2-enal est plus concentré sur la peau des personnes âgées, produisant une odeur caractéristique perçue comme herbacée, cireuse ou grasse. Mais un de ses collègues soutient des conclusions radicalement différentes. Et si cette odeur était davantage liée à des problèmes de santé conduisant à la décomposition des cellules qu'à l'âge en lui-même ? Voilà qui pourrait réconcilier tout le monde.

Quoique : il semblerait que notre perception des odeurs diffère selon notre sexe... Selon des travaux menés à Philadelphie, le bulbe olfactif des femmes contient en moyenne beaucoup plus de cellules que celui des hommes, ce qui est un bon indicateur d'un odorat plus performant. Par ailleurs, lors d'expositions répétées à des odeurs, la capacité des femmes à les identifier a été multipliée par 100 000, quand celle de la majorité des hommes n'était pas améliorée. Une différence qui pourrait tenir au fait qu'un bon odorat facilite le lien mère-enfant et le choix d'un partenaire potentiel pour les femmes, et aurait donc été favorisé par l'évolution.

Si hommes et femmes ne sentent pas forcément de la même manière, les parfums gender fluid sont décidément en vogue, constituant 51% des lancements pour 2018 (contre 17% en 2010), relève le site Cosmetics Business. Parmi les autres grandes tendances actuelles du marché du parfum : croissance insolente des marques les plus luxueuses, importance de l'expérience client dans les points de vente, demande d'information sur les ingrédients et souci de la préservation de l'environnement.

Le flacon de Mémoire d'une odeur, parfum gender fluid (Crédits : Gucci) 

Une autre tendance qui n'est pas près de s'éteindre : celle des flankers, sur lesquels se penchent Les Echos. A la fois opportunité de « rectifier le tir » si le lancement initial n'est pas la hauteur des espérances, ou de faire coup double en cas de succès, ils envahissent les rayonnages. Un grand pilier de marque est désormais décliné en six versions en moyenne, note le quotidien.

Et nous terminons cette revue de presse avec Sauvage de Dior, qui après une première déclinaison en eau de parfum, introduit une nouvelle concentration « parfum » qui a déjà déclenché une polémique. Non à cause du jus lui-même, mais plutôt de la pub qui l'accompagne.

https://www.youtube.com/watch?v=V6lFedrgbdI

La maison de couture a choisi d'illustrer la déclinaison parfum de Sauvage en mettant en scène Johnny Depp et des Amérindiens. Face aux accusations d'appropriation culturelle et de racisme, la marque de luxe a précipitamment retiré le spot.

Et c’est ainsi que les mouillettes ne servent pas qu’à déguster les œufs ! 

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Cette semaine, le monde de l'olfaction se pose des questions. « Tous les parfums sont-ils mixtes ? », s'interroge ainsi L'Express. Si les marques jouent de plus en plus la carte de la gender fluidity, l'article rappelle que la différenciation sexuelle est l'exception plutôt que la règle dans la longue histoire du parfum. Bien avant l'androgyne Jicky créé en 1889 par Aimé Guerlain, et adopté ensuite par Brigitte Bardot comme par Sean Connery, hommes et femmes ont porté sans distinction pendant des siècles des senteurs à des fins prophylactiques, pour se protéger des maladies, et des eaux de Cologne. Ce n'est que la montée en puissance du marketing pendant les Trente Glorieuses qui a créé des jus genrés – avant que la niche ne remette la mixité au goût du jour. Il semble en revanche que notre odorat diffère en fonction de notre sexe. « Les hommes identifient moins facilement les odeurs car elles suscitent moins de réactions émotionnelles que chez les femmes, plus aptes à les mémoriser », d'après les travaux de Camille Ferdenzi-Lemaître, chercheuse en psychologie de l'olfaction.

Absinthe ou cannabis ? Le Figaro relève une tendance faisant la part belle aux substances dangereuses et addictives dans les lancements récents. Opium chez Yves Saint Laurent et Poison chez Christian Dior ont bâti leur communication et leur légende sur une analogie entre parfums et drogue ou philtre toxique. Désormais, les ingrédients controversés intègrent les formules, de l'absinthe de l'Eau de parfum intense Black Opium, toujours chez Yves Saint Laurent, au davana aphrodisiaque de But Not Today de Filippo Sorcinelli, en passant par les volutes de cannabis et la note secrète électrisante évoquant cocaïne ou LSD des Colognes Fly Away et Run Free chez Mugler.

Source : www.hokaran.com ,ou quand les cosmétiques ont « le chanvre dans la peau. »

Autre question qui devient de plus en plus prégnante : quel impact environnemental pour les matières premières naturelles et synthétiques ? se demande le Glamour anglais. Vaut-il mieux consommer des ressources naturelles précieuses dont la culture peut être dommageable pour la planète, de la déforestation à la pollution des rivières ? Faut-il plutôt privilégier les ingrédients synthétiques, a priori peu invasifs, mais qui génèrent des émissions de carburant et de la pollution environnementale, et sont rarement biodégradables ? « C’est là que nous sommes déchirés », souligne le magazine, qui penche tout de même pour la première option.

Intelligence artificielle ou créativité humaine ? Chez Givaudan, qui vient de lancer un outil interactif à destination de ses parfumeurs, on assure que la question ne se pose pas. Développé avec une start up suisse, Carto se présente sous forme d'un écran tactile. Le système s'appuie notamment sur « un indice de la puissance olfactive des ingrédients permettant d'estimer leur impact sur la formule finale », et exploite des données « pour faire des suggestions de formules, que les parfumeurs peuvent retenir ou non ». «Il nous aide véritablement dans notre travail, nous permettant de faire bien plus d’expériences qu’à l’heure actuelle et de doser nos formules de manière très performante », affirme Calice Becker, parfumeur et directrice de l’école de parfumerie de Givaudan. « De notre côté, nous, parfumeurs, apportons la touche créative, c’est-à-dire l’élément le plus important qu’aucun système ne peut remplacer ».

Carto, le nouvel assistant parfumeur de Givaudan

Peut-on retrouver le goût du chocolat quand on l'a perdu, parce qu'on souffre d'agueusie et d'anosmie ? C'est la question à laquelle Jordi Roca, un célèbre pâtissier catalan, a tenté de répondre, avec une équipe de neurologues et de spécialistes, rapporte FranceTVInfo. Leur projet repose sur l'idée que chaque goût « est en fait une récréation, une unification que fait notre cerveau à partir d’un très grand nombre d’expériences séparées, et pas seulement gustatives à proprement parler ». Le but de l'expérience était donc de « reproduire tous les éléments extérieurs au goût intrinsèque » d'un ingrédient « pour que le cerveau du patient recrée l’expérience » et donc son goût réel. A Paloma, qui associait le chocolat à la mer, le chef l'a servi accompagné d'une mousse de lait évoquant l’écume d’une vague, tout en lui projetant des images aquatiques. Résultat : elle a dit reconnaître le goût du chocolat. L’expérience a fonctionné dans six cas sur sept.

Philippe Huguen / AFP

« Parfumer son bébé est-il sans risque ? », questionne L'Express. Le marché est en forte croissance, mais mieux vaut prendre avec des précautions, selon l'hebdomadaire. « Dans un parfum - pour adulte et pour enfant - on peut trouver de 30 à plus de 100 composants », détaille Farid Marmouz, allergologue à Paris. « Les parfums peuvent créer des allergies de contact de type eczéma ou urticaire, que ce soit chez les enfants ou les adultes. Même les produits estampillés bio ou naturels sont à éviter. Ils sont tout aussi allergisants que les synthétiques ». En cause le plus souvent, le baume du Pérou, l'essence de lavande et de citronnelle pour les produits naturels, le citronellal pour les substances synthétiques. La solution : parfumer plutôt vêtements et peluches.

Pour terminer, une question épineuse. Comment écrire sur les odeurs ? L'auteure britannique Rue Baldry s'interroge dans un long texte sur son blog. Employer métaphores et comparaisons dérivées d'autres sens (en particulier celui de l'ouïe, via la musique), faire appel à des souvenirs que les lecteurs partagent probablement, convoquer des ressentis et des émotions qu'ils peuvent être capables d’imaginer : les techniques ne manquent pas, note-t-elle. Mais si « l'odorat est l'un des sens les plus évocateurs », c’est aussi « probablement le plus difficile à traduire. »

Et c’est ainsi que les mouillettes ne servent pas qu’à déguster les œufs !

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