Flair en mutation
Un horizon littéraire se dessine aujourd’hui, dans lequel le parfum n’est plus un luxe, mais le dernier témoin de notre humanité et parfois, le premier signal de nos effondrements.
Un horizon littéraire se dessine aujourd’hui, dans lequel le parfum n’est plus un luxe, mais le dernier témoin de notre humanité et parfois, le premier signal de nos effondrements.
Avec ses nuances fruitées, fumées ou citronnées, le piment est un parfum en soi. Mais ceux qui tentent de le capturer en flacons doivent composer avec l’imaginaire, car le piquant n’est pas perceptible à notre nez, comme l’explique le parfumeur Patrice Revillard. Nous vous proposons cet article initialement paru dans la revue Nez #19, pour vous réchauffer en ces temps frais !
Depuis l’âge du Bronze, l’oliban joue un rôle central dans les rites de nombreuses civilisations. Mais si l’on pense que les pratiques d’encensement étaient principalement destinées à lier les humains au divin, ces usages sacrés n’en excluent pas d’autres, plus profanes, comme en témoigne la grande histoire de l’encens au sein des religions monothéistes.
Issue de la rencontre entre deux chercheuses au CNRS membres du GDR O3, Alexandra Veyrac et Nathalie Buonviso, et de la compagnie Le Centre imaginaire, cette expérience olfactive itinérante propose un « théâtre des sens », à la croisée des mondes scientifique et artistique.
Au cours de cet entretien, David Siaussat, professeur à Sorbonne Université et membre de l’Institut d’Écologie et des Sciences de l’Environnement de Paris, mesure les effets des polluants sur le système olfactif des insectes.
Si l’odorat fait figure de grand oublié dans la société contemporaine, il n’en est pas moins essentiel à la socialisation, à la découverte du monde ou encore au travail de la mémoire. L’environnement olfactif dans lequel nous évoluons est le fruit d’un héritage colonial, fait de violences sociales et de discriminations. Afin de lutter contre cette « aliénation olfactive », il convient de revaloriser l’éducation, en portant une attention accrue au vivant et en limitant la pollution olfactive.
Dans une industrie où la différenciation olfactive est un Graal, les grandes maisons de composition développent depuis longtemps des molécules dites « captives », c’est- à -dire d’usage exclusif. Depuis plus de trois ans, Eurofragance, maison de composition installée tout près de Barcelone, a décidé d’adopter cette stratégie afin, entre autres, de renforcer le caractère unique de ses créations.
Quelle est l’histoire de l’encens et de son commerce ? C’est la question que poste cet article qui retrace plusieurs siècles autour de la « Route de l’encens », de ses premiers moments jusqu’à l’inscription en 2000 au patrimoine mondial de l’UNESCO de la région du Dhofar, dans le sultanat d’Oman.
À la fin des années 1990 et au début des années 2000, une nouvelle tendance émerge dans le domaine des parfums : celle du sport. Un outil marketing bien rodé, dont nous explorons ici quelques facettes, après avoir dessiné les premiers traits de l’histoire commune qui lie disciplines sportives et flacons sent-bon.
Éditions dédiées, égéries célèbres et imaginaires partagés : si le sport fait transpirer, la parfumerie n’a cessé d’y trouver un ancrage et un moyen de vendre.
À l’occasion des Jeux olympiques à Paris, nous vous proposons une plongée dans les premiers flirts entre disciplines sportives et flacons de parfum, pour mieux comprendre en quoi ceux-ci sont liés !
Le 36e congrès du Comité international d’histoire de l’art (CIHA), dont le thème était pour cette édition « Matière Matérialité », a accueilli fin juin plusieurs conférences consacrées à la dimension olfactive dans les pratiques artistiques et patrimoniales.
Encens, bakhours, attars… le parfum est profondément enraciné dans la culture omanaise, et d’abord sous sa forme originelle de per fumum, à travers la fumée. Cet amour des fragrances, largement partagé dans tout le Moyen-Orient, est lié à la représentation de soi et de l’autre, à ses propres valeurs et aux rites sociaux qui s’incarnent chaque jour ou pour les grandes occasions.
Cette boisson millénaire connaît depuis quelque temps un regain d’intérêt dans le monde du parfum. Son influence sur la création olfactive ne date cependant pas d’hier. Explications avec Jeremy Tamen, ethnobotaniste, et Jean-Christophe Hérault, VP parfumeur chez IFF.
Femme pionnière et iconoclaste, Monique Rémy a fondé LMR en 1983, guidée par son amour du vivant. À l’occasion des 40 ans de la société, celles et ceux qui ont croisé la route de sa fondatrice lui rendent hommage dans l’ouvrage L’Art du naturel. Nous vous proposons d’en découvrir l’introduction.
Plusieurs scandales touchant l’industrie du parfum ont été mis à jour ces derniers temps, alors même que l’on voit fleurir les discours sur l’éthique dans la communication des marques.
Et si l’un des nerfs de la guerre tenait dans la juste rémunération des premiers maillons de la chaîne ? Nous proposons une analyse de ce problème brûlant, publié à l’origine dans Nez #17, Argent et Parfum.
Notre intérêt pour ce qui sent est souvent réduit au plaisir que nous, humains, pouvons y prendre – ou non. Pourtant, les molécules olfactives ont bien d’autres fonctions. En s’y plongeant, notre nez peut-il se faire le vecteur d’une transformation de notre rapport au monde ? C’est la question que pose cet article que nous vous proposons à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, ce mercredi 5 juin.
En cette Journée internationale de la lumière, Nez vous propose de découvrir les liens qu’ont entretenus et entretiennent encore les odeurs avec différents dispositifs lumineux, depuis les effluves plus ou moins importuns qui émanaient des lampes de nos ancêtres jusqu’aux projets de design les plus contemporains.
L’accord qui lie Amouage à Oman, visant à relancer la filière de l’encens, s’inscrit dans le contexte historique et géopolitique du sultanat. La marque souhaite ainsi participer à son développement social et économique, et s’attache à mettre en avant la culture omanaise.
Saviez-vous que cerveau et pancréas communiquent par l’intermédiaire du système olfactif ? Cette découverte, faite par l’équipe de Hirac Gurden du GDR O3, pourrait offrir des perspectives de traitement de l’obésité et le diabète de type 2 chez l’humain.
Nous ne sommes pas les seuls à avoir une culture olfactive : ce sens est essentiel pour bien d’autres animaux ! Aujourd’hui, parlons du nez des ours, tortues et autres mésanges en suivant les travaux de Gérard Brand, membre du GDR O3.