Laboratoire Monique Rémy : au commencement était une femme

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Femme pionnière et iconoclaste, Monique Rémy a fondé LMR en 1983, guidée par son amour du vivant. Par son audace, son exigence et son intégrité, elle a su fédérer autour d’elle des alliés de choix, en premier lieu les parfumeurs, en leur proposant des extraits naturels à la qualité jamais compromise. Dans le giron d’IFF depuis 2000, LMR est toujours resté fidèle à ses valeurs d’origine : transparence, respect et innovation. À l’occasion des 40 ans de la société, parfumeurs de tous horizons, ingénieurs, producteurs, dirigeants et partenaires qui ont croisé la route de sa fondatrice lui rendent hommage, révélant le caractère unique de son histoire, dans l’ouvrage L’Art du naturel, publié dans la collection « Nez+LMR cahiers des naturels ». Nous vous proposons d’en découvrir l’introduction.

LMR, un acronyme comme les ingrédients d’une très belle et forte histoire : « L » pour laboratoire, le lieu de la science expérimentale, là où se jouent les découvertes, les améliorations, les innovations ; « M » et « R », pour Monique Rémy, une femme pionnière et iconoclaste. Une femme remarquable par son amour d’une valeur, l’honnêteté, mère de la transparence. C’est de cette droiture qu’est né LMR Naturals. Une société à la solide réputation, dont les produits à la pureté inégalée lui ont valu le surnom de « Rolls Royce » du marché. 

Dans l’histoire de LMR, il y a d’abord un récit-cadre, celui de l’aventure d’une femme dans le monde très masculin de la parfumerie à Grasse dans les années 1980 à 2000, puis de l’intégration de sa structure dans une société de composition internationale, IFF, à la demande des parfumeurs qui voulaient pour leurs créations les plus belles matières. C’est grâce à la relation très complice entre Monique Rémy et Nicolas Mirzayantz, qui deviendra par la suite P.-D.G. de toute la division parfum d’IFF, que l’affaire se conclut. Certaines mauvaises langues s’interrogent alors sur le devenir de LMR. La suite de l’histoire les fera taire. Chez IFF, LMR est accueilli comme un fleuron, et les deux structures se nourrissent l’une l’autre. Dès lors, le décor est celui des coulisses de la création, d’avant la narration publicitaire du parfum, depuis le terroir jusqu’au concentré parfumé. 

Si aujourd’hui l’importance de l’ingrédient naturel dans la parfumerie n’est plus à prouver – mais reste à protéger –, il y a quarante ans, au moment de la fondation de LMR, nombreux étaient les industriels qui lui avaient tourné le dos. Il convient donc de prendre le temps d’explorer les motivations qui ont présidé à la destinée de Monique Rémy et de retracer l’évolution de LMR à travers le temps. 

Monique Rémy représente indéniablement une figure emblématique dans le monde de la parfumerie et des arômes, grâce à son engagement inébranlable et infatigable en faveur de l’excellence et de l’innovation tout au long de sa carrière, et en particulier au sein des laboratoires qu’elle a fondés en 1983. Animée par l’amour des matières naturelles et le respect de la création parfumée, elle a assuré l’approvisionnement en ingrédients les plus purs de ses clients, à commencer par les parfumeurs, en maîtrisant la chaîne de valeurs. Une expertise qui débute à la source, en créant des liens de confiance avec les cultivateurs récoltants et les producteurs à travers le monde, par leur écoute, par le développement de techniques agricoles sur mesure et le soutien des communautés locales. Ces initiatives reflètent une philosophie profonde qui reconnaît certes la souveraineté de la nature et la nécessité de la préserver pour les générations futures, mais avant toute chose l’importance de la vérité dans la parole donnée. Quiconque a rencontré Monique Rémy se souvient de son franc-parler, de son intransigeance pour l’exactitude. Une attitude qui n’a jamais toléré les petits arrangements avec la qualité. Une question d’honneur. 

Fidèle aux convictions humaines de sa fondatrice, LMR s’est distingué dans le paysage des ingrédients naturels en assurant aux parfumeurs un accès à des produits de haute qualité, et en répondant à leurs besoins de façonnage par l’introduction de procédés inédits et durables pour l’extraction et la purification de matières premières, à l’instar de la Rose Essential, de la Lavande Enfleurage 2.0 ou encore du Vétiver Ultimate. En adoptant une approche holistique de la production, qui intègre des pratiques agricoles vertueuses, une extraction respectueuse de l’environnement et une transparence totale de la chaîne d’approvisionnement, LMR a établi de nouvelles normes dans l’industrie. Ses naturels de haute qualité ont non seulement élevé le standard des fragrances, mais ont également ouvert de nouvelles voies pour l’innovation dans les arômes alimentaires et les cosmétiques. 

C’est en cela que l’expression « Art du naturel » prend son sens. Sur ce matériau vivant opère un savoir-faire guidé par une vision. Un ingrédient n’est pas une fin en soi, il doit intégrer une composition où il interagit avec d’autres, au service d’une émotion, d’une intention, d’une idée. Il ne pourrait y avoir ici de place pour l’à-peu-près, le contingent, le médiocre. Défendant l’art de la parfumerie en général, IFF à travers LMR Naturals œuvre pour l’excellence de ce métier et l’approvisionnement des artistes de la composition en matériaux les plus durables, littéralement. LMR, depuis ses débuts, a reconnu que l’ingrédient naturel de parfumerie prenait part à une aventure culturelle d’envergure, en aval de la chaîne de valeurs, parce qu’il participe à une création artistique, en amont, parce qu’il est un patrimoine régional, un objet de science et une source d’inspiration. 

Visuel principal : Monique Rémy devant l’appareil de distillation moléculaire, fin des années 1990. © DR

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