« 5th Experimental Scent Summit » : la culture olfactive sous le ciel lisboète

Cette publication est également disponible en : English

C’est entre les effluves de pastéis de nata, de tilleuls en fleurs et de pavés humides que s’est tenue le 6 juin dernier la 5e édition de l’Experimental Scent Summit, organisé cette année à Lisbonne par l’Institute for Art and Olfaction de Los Angeles. Une journée riche en rencontres et échanges autour de la culture olfactive, rassemblant chercheurs, artistes et parfumeurs du monde entier.

Après Berlin, Londres, Amsterdam, une édition 2020 en ligne et quatre années de pause pour cause de pandémie, c’est avec joie que les organisateurs (Saskia Wilson-Brown, Klara Ravat, Julianne Lee et Miguel Matos) ont à nouveau réuni une communauté de professionnels et de passionnés pour évoquer, le temps d’une journée, des sujets aussi divers que la trans-modalité dans l’art, l’usage des senteurs dans les cultures de Mésoamérique, ou encore la composition de parfum sous forme de cadavres exquis olfactifs !

L’art olfactif à l’honneur

Sous les ors néo-baroques de la Casa do Alentejo, au cœur de la capitale portugaise, l’artiste américaine Megan Linderman a ouvert la journée avec la présentation de son projet Love, Trust, and Chlorine (2024) pour lequel elle s’intéresse à l’odeur de l’oxytocine (ou ocytocine). L’occasion pour le public, composé d’une soixantaine de personnes venues d’une quinzaine de pays différents, de découvrir deux échantillons surprenants : l’un reproduisant le parfum « clinique et pourtant très humain » de l’oxytocine, l’autre sorti tout droit de l’imaginaire de l’artiste inspirée par ce neuropeptide surnommé « hormone du bonheur » en raison de son implication dans l’empathie, la confiance ou encore l’attachement chez l’être humain. Alliant deux substances invisibles traversant nos corps et agissant sur lui en même temps que sur notre psyché, ce projet, qui cherche encore sa forme finale, constitue la première incursion de l’artiste dans la création olfactive.

Également ancrée dans la biologie, l’expérience olfactive proposée par le parfumeur Maxwell Williams et l’artiste Sean Raspet, eux aussi originaires des États-Unis, s’est avérée plus déroutante encore : basé sur des études concernant les variations interindividuelles dans la perception de certaines molécules odorantes, en raison d’une diversité d’expression des gènes codant les récepteurs olfactifs impliqués dans leur réception, leur parfum Missense (2024) ne se compose que de molécules connues pour être perçues de manière très différentes d’une personne à une autre. Prenant le contrepied de la volonté de plaire au plus grand nombre et d’uniformiser la réception, Missense maximise la différence de perception et échappe à tout consensus. Incités par les artistes à verbaliser leur perception de la création, les participants ont d’ailleurs mobilisé un vocabulaire résolument éclectique pour tenter de caractériser ce qui semblait être, pour beaucoup, du « jamais senti » !

Outre ces formes de créations purement olfactives, plusieurs autres projets, à l’intersection des arts visuels, sonores, performatifs, numériques et olfactifs ont également été mis à l’honneur. L’artiste, compositrice et parfumeuse Jo Burzynska, venue spécialement de Nouvelle-Zélande, a ainsi mis en avant sa pratique multisensorielle fondée sur l’expérience de la transmodalité. Cette dernière –  souvent confondue avec la synesthésie – consiste en l’association, généralement partagée par un grand nombre d’individus, entre deux types de stimuli. « Si l’odeur du citron était une hauteur de son, serait-elle aigüe ou grave ? », interroge l’artiste pour illustrer son propos. La réponse de la salle est unanime : le parfum du citron est aigu. Écouter des notes hautes tout en humant une composition parfumée pourrait donc a priori augmenter la perception des notes hespéridées au sein de celle-ci. Ce sont ces considérations qui ont présidé à la création de plusieurs projets de l’artiste, comme The Frequency Range (2023), trois parfums inspirés par diverses hauteurs de notes, ou encore Scents take up the ringing (2024) associant le son, l’odeur et la couleur, dans une réflexion autour de la notion culturelle d’harmonie.

Le français Ugo Charron, musicien et parfumeur chez Mane, a pour sa part présenté un autre genre de proposition à la croisée des sens de l’ouïe, de la vue et de l’odorat. Les concerts immersifs organisés par Cosmic Gardens, le duo de musique électronique qu’il a cofondé il y a quelques années avec le français Clément Mercet, permettent en effet de déplacer les expériences olfacto-sonores depuis les galeries et les musées vers les salles de spectacle. Ces sets live, organisés en plusieurs chapitres portés par la musique mais également des compositions olfactives et visuelles, invitent à un voyage multisensoriel, depuis les tréfonds de l’océan jusqu’aux mystères de l’espace cosmique.

Peter de Cupere durant sa présentation « Odophones, Olfactory Art Augmented Reality & Nose Smellers » lors de la 5e édition de l’Experimental Scent Summit, Casa do Alentejo, Lisbonne.
© João Inocêncio Gomes / Institute for Art and Olfaction

Le belge Peter de Cupere, dont l’inventivité et la productivité dans le champ de la création olfactive depuis presque trente ans demeurent quasi inégalées, présentait quant à lui plusieurs œuvres inspirées par l’univers musical mais dénuées de son, à l’instar de son Olfactiano (1997-2004) ou de son récent Odomonica (2023-2024), sorte d’harmonica muet laissant échapper, au lieu de notes de musique, diverses notes odorantes activées par le souffle du joueur. Mais ce sont ses récentes œuvres olfactives en réalité augmentée que les participants ont pu expérimenter lors du Summit. Son QR Nose Smeller imprimé en 3D et destiné à se fixer directement sous les narines permet de sentir un parfum en même temps qu’un QR code, scanné à l’aide d’un smartphone ou d’une tablette, fait apparaître une sculpture virtuelle qui semble prendre place dans l’environnement direct du spectateur de manière d’autant plus réaliste que l’odeur, perçue simultanément, paraît presque en émaner directement…

À l’aune de sa propre pratique, l’artiste M Dougherty a de son côté exploré les possibilités de créer des illusions olfactives n’ayant rien à voir avec la fantosmie, qui n’est pas une illusion mais une hallucination se traduisant par la perception d’une sensation olfactive en l’absence de molécules odorantes. L’illusion, elle, survient lorsque les stimuli et la perception ne correspondent pas : perception similaire de deux stimuli différents ou perception différente de stimuli similaires, par exemple. Ce qui intéresse M Dougherty dans ce cadre est de déterminer par quels moyens l’artiste peut être en mesure de contrôler la perception olfactive de celles et ceux qui font l’expérience de son œuvre : inadéquation orchestrée entre l’odorat et la vue, manipulation des attentes, suggestion linguistique ou encore effets de masquage sont autant de techniques qui peuvent être employées pour troubler, orienter ou donner du sens aux expériences olfactives dans un contexte artistique.

Marquant la fin de la matinée, un parfum mêlé d’orange, de citron et de pamplemousse a finalement envahit la salle tandis que le public s’attachait à éplucher les agrumes distribués par l’artiste et musicienne américaine Hannah Marie Marcus. L’objectif ? Tenter de distinguer, dans l’un d’entre eux, une fragrance injectée dans le péricarpe par l’artiste qui présentait de cette manière son projet Citromancy (2023-2024). Ce rituel de divination – à prendre avec légèreté – est en effet réalisé par l’artiste à partir d’agrumes frais, reparfumés de l’intérieur par des matières premières dont chacune est associée à un message divinatoire particulier, restitué sous forme de poème. Votre kumquat cache une odeur de ciste-labdanum ? Le message est clair : « Soyez comme la chèvre / Traversez librement ce pont / Entre les vivants et les morts / Et grignotez des arbustes / De chaque côté, je peignerai votre barbe / Pour trouver de la résine. »

Diversité des pratiques olfactives

Mais les artistes n’étaient pas les seuls à présenter leurs travaux lors de cette journée dense en communications. Des praticiens d’autres disciplines – parfumerie, aromathérapie, ingénierie et même prestidigitation – ont également pu monter sur scène afin de partager leurs propres approches du monde invisible des odeurs. Elena Roadhouse, aromathérapeuthe et parfumeuse, s’inspire par exemple de l’image du kintsugi – cet art japonais de la réparation des céramiques brisées au moyen d’une laque saupoudrée d’or – pour évoquer son accompagnement olfactif et psychologique des femmes en période de ménopause et périménopause. Après avoir invité le public à un exercice de relaxation par le souffle accompagnée par une fréquence sonore relaxante agissant sur le système nerveux parasympathique et d’un parfum aromatique, boisé et terpénique, Elena Roadhouse s’est attachée à expliquer la manière dont elle allie, en consultation, la méthode jungienne de l’imagination active à des parfums naturels composés spécifiquement pour chaque patientes.

Plus ancré dans la technique, Simon Niedenthal, professeur de design d’interaction, s’est attardé sur l’irruption du corps et des sens non-visuels dans la discipline qu’il enseigne à l’Université de Malmö en Suède. En revenant sur plusieurs projets développés avec ses étudiants, il s’est attaché à démontrer que (presque) tout le monde est en mesure de créer des prototypes de diffuseurs olfactifs. L’utilisation de composants électroniques simples, de micro-contrôleurs, de prototypage papier, de l’impression 3D et de la découpe laser, mais aussi le hackage de dispositifs existants, constituent en effet des ressources relativement accessibles permettant d’imaginer des dispositifs olfactifs adaptés à divers usages (muséologie, éducation, communication, divertissement…) grâce à différents modes de diffusion et types d’interaction.

Sarah McCartney durant sa présentation « Scenting Manet. Imagining the Aromas of The Bar at the Folies-Bergère » lors de la 5e édition de l’Experimental Scent Summit, Casa do Alentejo, Lisbonne.
© João Inocêncio Gomes / Institute for Art and Olfaction

Ce sont aussi des dispositifs de cette sorte, spécifiquement muséologiques, qu’a brièvement présenté Sofia Ehrich, historienne de l’art et commissaire d’exposition américaine associée au projet Odeuropa et co-autrice du très utile Olfactory Storytelling Toolkit, un guide pratique à destination des institutions culturelles intéressées par la dimension olfactive. Comme en écho à cette intervention, la parfumeuse et autrice britannique Sarah McCartney a pour sa part résumé le projet mené récemment avec un groupe d’étudiants à la Courtauld Gallery de Londres : imaginer les odeurs qui auraient pu émaner du chef-d’œuvre de la collection, Un Bar aux Folies-Bergère d’Édouard Manet. Divers éléments visuels du tableau (les boissons, les mandarines confites, la foule…) mais également des savoirs historiques au sujet des parfums des années 1880, ont permis de créer six parfums qui pouvaient notamment être découverts sur mouillettes lors de visites guidées.

Des pratiques a priori plus éloignées encore de la parfumerie ont également été représentées lors de cette journée. Prestidigitateur devenu parfumeur, Michael Paul s’est intéressé aux liens entre ces deux pratiques qui reposent, l’une comme l’autre, sur l’illusion et la « magie », qui dépendraient, selon lui, uniquement de la perception du public. Il s’agit donc de jouer avec les attentes et l’attention, et de soigner la narration, afin de créer une véritable expérience sortant de l’ordinaire. L’artiste Klara Ravat, fondatrice du Smell Lab à Berlin, et le parfumeur Miguel Matos, sont quant à eux revenus sur certaines de leurs expérimentations de composition olfactive, ludiques et joyeusement « irrationelles », pour reprendre leur propre expression. Ainsi les deux acolytes ont-ils par exemple imaginé des sessions de création collective en s’inspirant du jeu du cadavre exquis, dans lequel chaque participant, professionnel ou amateur, ajoute un ingrédient à la formule. D’autres séances invitaient le hasard dans le processus, en proposant de composer un parfum grâce à un tirage de tarot dont chaque carte était associée à une matière première. De quoi désacraliser la parfumerie et rendre l’expérience olfactive amusante et accessible !

Des chercheurs au nez fin

L’Experimental Scent Summit a ceci d’exceptionnel qu’il autorise une grande diversité de voix, et à celles des artistes, des parfumeurs et des expérimentateurs de tous bords, s’ajoutaient celles de chercheurs dont les travaux viennent enrichir ce champ relativement récent des Sensory studies. Alessandra Mondin a notamment dévoilé une recherche passionnante et inédite au sujet de la représentation olfactive des personnages queer dans le cinéma anglo-américain. En examinant des films et séries dramatiques des XXe et XXIe siècles – Le Faucon Maltais (1941), Adieu, ma belle (1944), Carol (2015), Killing Eve (2018-2022)–  iel s’est intéressé·e à la manière dont les personnages queer, qu’ils soient explicitement ou implicitement désignés comme tels, sont souvent associés à l’écran à une diversité de références et de moments parfumés, tandis que la masculinité hétérosexuelle n’est généralement associée olfactivement qu’à la fumée des cigares et cigarettes…

Plus que le cinéma, c’est l’art et la mode qui intéressent l’historienne Lily McGonigal, également invitée à partager ses travaux lors de cette journée. La chercheuse s’est ainsi attachée à expliquer son choix d’associer des parfums, pour la plupart issus de marques de niche, à diverses œuvres surréalistes afin d’évoquer, auprès de ses étudiants, l’obsession protéiforme de ce mouvement pour l’érotisme et le corps féminin. Convaincue des effets positifs de cette expérience pédagogique olfactive, Lily McGonigal y voit une manière d’engager plus fortement l’attention des élèves mais en défend également la pertinence au regard à la fois de sa discipline – « L’histoire de la mode est l’histoire des traces que nos corps laissent derrière eux » – et de la sensibilité multisensorielle de nombre d’artistes du mouvement surréaliste.

Flacons durant la présentation de Laura Prieto « The Impossible Challenge of Recreating Ancient Perfumes » lors de la 5e édition de l’Experimental Scent Summit, Casa do Alentejo, Lisbonne.
© João Inocêncio Gomes / Institute for Art and Olfaction

Membre de l’Institut de chimie organique et de biochimie de l’Académie tchèque des sciences, Laura Prieto a de son côté résumé les défis liés à la tentative de recréer des parfums antiques, démarche de plus en plus courante, à la fois du côté de l’archéologie expérimentale et de celui des institutions culturelles. La difficulté d’employer certains ingrédients, disparus ou désormais presque introuvables sous leur forme originale, les changements environnementaux qui ont parfois modifié la disponibilité ou le profil olfactif de certaines matières naturelles, ou encore la mécompréhension des techniques anciennes qui ne sont pas toujours reproductibles avec des équipements modernes, sont quelques unes des raisons invoquées par la chercheuse pour affirmer l’impossibilité de prétendre reproduire à l’identique les parfums du passé. 

Également membre de Alchemies of Scent, groupe de recherche pluridisciplinaire basé à Prague s’intéressant à la parfumerie gréco-égyptienne antique, Sean Coughlin, philosophe et historien, s’est de son côté éloigné de ses spécialités pour livrer une réflexion sur l’une des figures les plus célèbres – et controversée – de la parfumerie moderne : François Coty. Après avoir rappelé le côté le plus sombre de l’héritage de Coty, notamment ses affiliations fascistes et son soutien à des organisations nationalistes et anti-communistes, le chercheur s’est intéressé aux origines mystérieuses du nom de l’un de ses plus célèbres parfums, L’Origan (1905), retraçant ses origines jusqu’au mythe de grec d’Amaracus, parfumeur de la cour de Chypre et transformé par Aphrodite en plant de marjolaine (Origanum majorana). Se pencher sur cette histoire, ancienne et moderne, résume-t-il, est également intéressant « à cause de ces histoires, réelles et légendaires, qui continuent d’informer notre manière de considérer le parfum et la parfumerie. »

C’est d’ailleurs aussi un regard trans-historique, portant cette fois sur l’usage des parfums en Mésoamérique, qu’a proposé le parfumeur Matthew Sànchez au public du Summit. Évoquant la diversité des pratiques olfactives (sociales, spirituelles, médicinales, hygiéniques….) des peuples pré-colombiens, il s’est attardé sur certaines matières odorantes – de la résine de copal au cacao en passant par la figue de barbarie, l’eucalyptus et certaines variétés de lys ou de faux-jasmin – avant de faire le lien avec les pratiques olfactives, toujours très diversifiées, des populations de l’actuel Mexique. Une longue histoire qui étend son influence sur la parfumerie contemporaine, puisque certains créateurs, à l’instar de Matthew Sanchèz lui-même, puisent encore dans celle-ci pour composer leurs propres fragrances.

Explorant à son tour une part de son héritage culturel, l’artiste Maki Ueda, qui se consacre depuis peu à des travaux de recherche plus universitaires, a proposé une étude de cas de « méta-communication olfactive » en se basant sur un classique de la littérature japonaise : Le Dit du Genji (XIe siècle), attribué à Murasaki Shikibu. « Que peut-on, nous humains, communiquer à travers les odeurs ? » s’interroge Maki Ueda. En associant différentes compositions d’encens basées sur des recettes traditionnelles associées à certains moments et personnages clés du Dit du Genji, elle a notamment illustré la manière dont le parfum peut ajouter une strate de lecture nouvelle au récit, et à toute forme de communication, à la condition explicite d’une forme d’ « alphabétisation olfactive » commune permettant une « lecture » et une interprétation partagée.

Enfin, revenant à notre culture occidentale moderne, j’ai moi-même présenté mon dernier projet de recherche, à la croisée des sciences de la vie et de la philosophie environnementale. J’ai ainsi souligné l’importance de raviver notre capacité à percevoir et à interpréter les odeurs du monde vivant de manière désanthropocentrée, en incitant à porter attention aux senteurs émises par les végétaux, les champignons, les animaux ou encore les bactéries, tout en se rappelant qu’elles sont toujours le signe que quelque chose se passe ou s’échange au sein du tissu du vivant. Faire un usage conscient, délibéré et informé de notre odorat à l’endroit du vivant permettrait, il me semble, de faire l’expérience consciente de l’air en tant qu’habitat partagé et d’initier une reconnexion essentielle avec le reste de la communauté biotique.

Les 10 ans des Art and Olfaction Awards

Le lendemain de cette dense journée consacrée à la culture olfactive au sens large s’est tenue la soirée de remise des prix des Art & Olfaction Awards, marquant le retour d’un événement important pour la parfumerie indépendante, qui fêtait cette année ses 10 ans. Dans la catégorie « Indépendants », ont été récompensés Amnesia Rose de Luca Maffei pour Aedes de Venustas et IV de Kévin Mathys pour Kajal tandis que, dans la catégorie « Artisan », se sont distingués Grove in the Heart de Na-Moya et Debbie Lin pour Samar et Cocktail Molotov de Sy Truong pour Sylhouette. Également récompensés : Arabian Jasmine de Amer Al Radhi pour Amer Perfumes qui reçoit le « Aftel Award for Handmade Perfume » et Queer de Russie de Ksenia Golovanova et Valery Mikhalitsyn pour Nose Republic qui remporte le « Newcomer Award ».

Accueil de la soirée de la 10e édition des Art and Olfaction Awards, Casa do Alentejo, Lisbonne.
© João Inocêncio Gomes / Institute for Art and Olfaction

Les artistes Jas Brooks et Pedro Lopes ont quant à eux reçu le prix Sadakichi – destiné aux pratiques créatives olfactives – pour leur projet Smell and Paste. Cette boîte à outils de prototypage basse fidélité permet aux concepteurs d’interfaces homme-machine (notamment en réalité virtuelle) de tester simplement l’efficacité de l’interaction olfactive envisagée grâce à des autocollants en scratch and sniff à coller dans l’ordre voulu sur un ruban de papier qui se déroule dans une cassette imprimée en 3D ou en carton, libérant les senteurs de manière séquencée. « Nous postulons que les concepteurs ont besoin à la fois de matériel hi-fi pour le développement final et de techniques de prototypage basse fidélité pour rendre la conception d’expériences olfactives rapide, peu coûteuse et accessible », expliquent les deux concepteurs du projet.
Les jurys ont en outre honoré le projet Odeuropa dans son ensemble pour sa contribution à la culture olfactive, mais également la parfumeuse britannique Pia Long, qui a reçu le prix Septimus Piesse pour avoir su, ces dernières années, encourager les discussions entre les parfumeurs du monde entier et l’Ifra dans le but de défendre la liberté de création des parfumeurs. Un programme et un palmarès qui reflètent bien les missions de l’Institute for Art and Olfaction depuis sa création : « favoriser l’expérimentation et l’accessibilité dans le domaine de la parfumerie, de l’art olfactif et de toutes autres formes d’expressions olfactives. »

Visuel principal : Maki Ueda durant sa présentation « Possible Olfactory Meta-communication » lors du 5e Experimental Scent Summit, Casa do Alentejo, Lisbonne. © João Inocêncio Gomes / Institute for Art and Olfaction

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Avec le soutien de nos grands partenaires

IFRA