Nez, la revue… de presse – #8 – Où l’on apprend que le jasmin fait plus fort que le Valium

Au menu de notre revue de presse : Mugler et Azzaro rachetés, l’odeur des vieux livres peut-être bientôt classée, et les coulisses du métier de parfumeur dévoilées.

Cette semaine, alors que la torpeur estivale gagne du terrain, la revue de presse reprend du service. L’industrie du parfum ne connaît pas de vacances non plus : on apprenait en début de mois le rachat prochain par L’Oréal des marques Thierry Mugler (mode et parfum) et Azzaro (parfum seulement). Le leader mondial des cosmétiques – déjà propriétaire entre autres de Lancôme, Atelier Cologne et des licences beauté d’Yves Saint Laurent et Armani – est entré en négociation exclusive avec leur propriétaire actuel, Clarins, pour une cession d’ici la fin de l’année. Avec des blockbusters comme Angel et Chrome, L’Oréal va renforcer sa position face à son rival, l’américain Coty, n°1 de la parfumerie. Parce qu’il le vaut bien.

Quoi de plus typiquement parisien pour les touristes en vacances dans la capitale que les échoppes des bouquinistes ? Les livres anciens et revues de collection qu’on y trouve ont cette odeur si particulière, décrite par des chimistes comme « une combinaison de notes herbacées avec une saveur d’acides et un soupçon de vanille sur un relent sous-jacent de moisi ». Et si ces effluves de vieux manuscrits étaient classés par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité ? Deux chercheuses de l’Institute for Sustainable Heritage de University College London avaient publié en 2017 un article soutenant ce projet dans la revue Heritage Science. Cecilia Bembibre et Matija Strlič y soulignaient « l’importance culturelle de l’analyse et de la préservation des odeurs historiques ». Après la reconnaissance par l’Unesco des savoir-faire liés aux parfums de Grasse l’année dernière, tous les espoirs sont permis.

Autre incontournable du touriste en villégiature à Paris, le Louvre. Mais que sentent la Vénus de Milo ou la Grande Odalisque ? Le musée le plus visité du monde s’est associé à l’Officine Universelle Buly pour créer des parfums célébrant huit chefs d’œuvres de ses collections. L’Aphrodite de marbre a notamment inspiré à Jean-Christophe Héraut (IFF) une composition associant mandarine et jasmin à des notes ambrés et boisées, tandis que sa collègue Domitille Michalon-Bertier a travaillé des notes de poivre rose, d’encens et de musc en hommage à la femme alanguie peinte par Ingres. A découvrir dans un pop up store de la marque, dans l’allée du Grand Louvre jusqu’au 6 janvier.

Quelques années avant de fonder Officine Buly, Ramdane Touhami avait relancé en tant que directeur artistique Cire Trudon, le vénérable cirier de Louis XV. Les Echos s’intéressent à ces marques de plus en plus nombreuses (Trudon donc, mais aussi Diptyque, Mizensir ou Esteban), qui ont démarré en proposant des bougies, avant de se diversifier avec de la parfumerie fine, à rebours de ce qui se pratique d’habitude. A la rentrée, Diptyque reviendra d’ailleurs aux sources avec des broches parfumées inspirées des objets que l’on trouvait dans la boutique du boulevard Saint-Germain à sa création en 1961.

Autre tendance lourde en parfumerie, la dimension “bien-être”, que décortique un article publié sur le site de la Fragrance Foundation. Du retour des eaux de Cologne au développement de marques comme The Harmonist ou Anima Vinci « revendiquant la recherche d’équilibre », en passant par les séances de yoga olfactivo-sonores conçues par Béatrice Boisserie, membre du collectif Nez, la promesse de mieux-être n’a pas fini de gagner du terrain.

Une promesse à laquelle la science vient donner du crédit : une étude menée par des chercheurs allemands montre ainsi que le jasmin serait « aussi efficace que le Valium » pour calmer le stress et l’anxiété. Inhaler son parfum permet de multiplier plus de cinq fois les effets du GABA, un neurotransmetteur qui régule l’activité du système nerveux central. Avec moins d’effets secondaires que le Valium, évidemment.

Le jasmin figure peut-être parmi ses matières premières préférées : le parfumeur François Robert raconte les coulisses de son métier à la BBC. Fils de Guy Robert (auteur de Madame Rochas, Calèche ou Doblis chez Hermès) et petit-neveu d’Henri Robert (Cristalle et N°19 de Chanel), il dirige Quintessence Fragrances en Angleterre. Comment travailler sa mémoire olfactive ? Pourquoi est-ce important de travailler à deux sur un projet ? Comment sait-on qu’une formule de parfum est terminée ? Il révèle les secrets de son « super nez ».

Super nez ou pas, une limite résiste encore aux sensations olfactives : celle du numérique. « Le parfum est aujourd’hui la dernière frontière à franchir technologiquement pour compléter notre expérience sensorielle en ligne », note un article issu d’une communication présentée lors d’une conférence de la Digital Olfaction Society (et traduit par un « cybernaute » resté très attaché à un vocabulaire que l’on croyait disparu depuis les années 1990, serait-on tenté d’ajouter). Technologies de transmission des odeurs, stimulation du cerveau ou intelligence artificielle ont encore des résultats mitigés, mais sont amenés à s’améliorer sous la pression du marketing. De quoi bientôt agrémenter de notes de sable chaud ou de pinède les stories Instagram de nos vacances ?

Et c’est ainsi que les mouillettes ne servent pas qu’à déguster les œufs ! 

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Si votre belle-mère a comme chaque année glissé sous le sapin une eau de toilette en se fiant aux meilleures ventes plutôt qu’à vos préférences olfactives, voilà peut-être une solution : la première plateforme de vente de parfums d’occasion devrait être lancée en janvier, nous apprend Ouest-France. Les flacons vendus sur Mïron devront être au minimum à moitié pleins et seront analysés par un expert afin d’éviter les jus abîmés par le temps ou les contrefaçons. 

La seconde main a le vent en poupe dans tous les domaines. Sur Kikikickz, on revend plutôt des sneakers rares, mais l’olfaction n’en joue pas moins un rôle non négligeable dans le processus de vérification de l’authenticité des paires (neuves) proposées, révèle Le Monde. « Chaque marque a une odeur particulière, qui diffère parfois selon les modèles. Sur une paire neuve, ça commence dès l’ouverture de la boîte, à l’odeur de la colle. Si ça sent fort ou que ça pique, méfiance », avertit ainsi le directeur des achats du site de revente. 

Les effluves puissants et nauséabonds, les riverains du centre de traitement des déchets de Retzwiller (Haut-Rhin) ont dû s’y habituer : 250 à 600 tonnes arrivent chaque jour sur le site exploité par Suez pour y être enterrées. Afin de limiter les nuisances, le groupe va former des volontaires pour reconnaître les différents types d’odeurs et jouer le rôle de lanceurs d’alerte en cas d’anomalie, selon France Bleu

Tous les déchets ne sont pas malodorants pour autant, nous dit Le Figaro, puisque certains rejoignent la palette des parfumeurs : pour accompagner la transition écologique, les grands groupes ne se contentent plus de flacons recyclables et de formules biodégradables, mais créent depuis quelques années de nouvelles matières premières à partir de rebuts d’ingrédients jusqu’ici inutilisés, grâce à l’upcycling, souligne le quotidien.

Déchets toujours sur France Culture, qui consacre quatre épisodes des Chemins de la philosophie au sujet. Dans le dernier volet de l’émission, Georges Vigarello retrace l’histoire de l’hygiène, rappelant que l’exigence de propreté traverse les époques, même si chacune en a sa propre définition, entre peur de l’eau, liée à celle de la peste, et invention de la chemise au XVe siècle. 

Sans remonter aussi loin dans le temps, Marie-Claire s’intéresse aux fragrances qui éveillent des souvenirs et à la puissance de la mémoire olfactive. « Qui n'a jamais ressenti une vive émotion en reconnaissant dans la rue un parfum qui a subitement fait surgir le souvenir d'une maison, d'une gourmandise, d'un être cher ? » demande l’hebdomadaire féminin, qui propose une sélection de compositions évocatrices de l’arrivée du printemps, de l’atmosphère d’une maison de campagne ou du bord de mer en été.

France Culture se penche également sur l’attrait croissant pour les odeurs du passé, en prenant l’exemple de la marque Arquiste, qui recrée à travers ses parfums les dernières heures de Pouchkine, avant le duel qui lui coûta la vie, ou l’ambiance d’un couvent de Mexico à la fin du XVIIe siècle, ou encore du Rijksmuseum d’Amsterdam, qui propose à ses visiteurs d’humer sur mouillette les effluves de la bataille de Waterloo devant le tableau que Jan Willem Pieneman a consacré à l’événement. 

Le Monde approfondit ce sujet du parfum comme machine à remonter le temps dans un long article qui souligne par ailleurs que l’intérêt pour les odeurs disparues peut servir à protéger celles qui risquent de disparaître. En 2001, le ministère de l’environnement japonais a ainsi décidé de classer 100 « paysages olfactifs », choisissant des sites naturels, historiques ou culturels dont la senteur méritait d’être préservée, « terre brûlant dans les fours à céramique de la ville d’Imari », « piquant de l’air marin de l’archipel Miyako » ou « livres anciens des bouquinistes tokyoïtes du quartier de Kanda ».

Les musées sont de plus en plus friands d’odeurs, qu’elles appartiennent au passé ou non, et le podcast de la marque Fragonard, À fleur de nez, se demande comment « sentir au musée ». Est-ce qu’une œuvre d’art sent ? Un dispositif olfactif peut-il nous influencer ? La parole est donnée à Mathilde Castel, docteure en muséologie, qui a dirigé l’ouvrage Les Dispositifs olfactifs au musée, paru chez Nez. 

Les églises ne sont pas en reste en matière d’odeurs, du moins celle de Saint-Eustache à Paris, qui lance son propre parfum, selon Le Monde. Créé par Ralf Schwieger sous la direction d’Étienne de Swardt, fondateur d’État libre d’Orange, Le Dieu Cerf est inspiré du saint patron des lieux, qui est aussi celui des chasseurs, et marie notamment lavandin, galbanum, patchouli et mousse de chêne. La moitié des ventes sera reversée à l’église. 

Les partis politiques se mettent aussi au parfum, du moins en Inde. Le Samajwadi Party, qui espère battre le Bharatiya Janata Party du Premier ministre nationaliste aux élections locales prévues début 2022 dans l'Etat septentrional d'Uttar Pradesh, compte séduire les électeurs avec « une fragrance de fraternité, d'amour et de socialisme », composée de « 22 essences naturelles », et qui peut « mettre fin à la haine », raconte Le Point.

De quoi apporter de la variété aux briefs reçus par les sociétés de composition. Le Figaro nous propose une « plongée dans l’univers haut en odeurs du métier de nez », insistant sur le fait qu'au-delà de la dimension créative du travail des parfumeurs, leur quotidien est rythmé par la compétition.  

Il l’est aussi par les écrans et les robots, comme le découvre Xavier de la Porte, qui est allé à la rencontre de la parfumeuse Nathalie Gracia-Cetto chez Givaudan pour son podcast consacré au numérique, Le code a changé, sur France Inter. 

Et c’est ainsi que les mouillettes ne servent pas qu’à déguster les œufs !

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On le sait maintenant, la perte d’odorat peut faire partie des symptômes du Covid-19. Cette anosmie (accompagnée d’agueusie, ou perte du goût) pourrait être expliquée par la capacité de ce virus à infecter le système nerveux central des malades, et notamment les zones du cerveau traitant les informations olfactives, nous dit Le Monde. Une hypothèse étayée par deux articles de recherche rapportant que les virus SARS-CoV-1 ou le MERS-CoV, proches du nouveau coronavirus, peuvent pénétrer dans le cerveau. 

L’Obs publie ainsi le témoignage d’un malade, désormais rétabli, qui raconte comment le virus lui a causé une anosmie et une agueusie totales, qui semblent heureusement temporaires : « Je commence à peine à retrouver le goût et l’odorat. Juste les notes sucrées comme le chocolat ou le miel, du coup j’en mange pas mal ! Mais sinon, le café a le goût d’eau et l’oignon n’a pas d’odeur ».  Si vous ou l’un de vos proches avez été touchés par ce symptôme, nous vous invitons à répondre au sondage conçu par Clara Muller [MAJ : L'article est désormais disponible : Covid-19 : le jour où le monde perdit l’odorat], dont les résultats feront l’objet d’un article sur notre site d’ici fin avril (inscrivez-vous à nos alertes mail - en haut à droite de cette page - pour être prévenus).

L’odorat représente aussi un espoir dans la lutte contre l’épidémie, en tout cas dans le dépistage des malades : des chiens pourraient être formés afin de détecter l’odeur du Covid-19, rapporte la BBC. Certains animaux sont déjà capables de flairer la maladie de Parkinson, certains cancers ou le paludisme, les patients dégageant des molécules olfactives spécifiques. Des essais sont prévus sur le SARS-CoV-2 en Angleterre. Les chiens pourraient être prêts dans six semaines pour aider à fournir un diagnostic « rapide et non invasif »

En attendant, l’épidémie provoque en Turquie une explosion des ventes d’eau de Cologne. Symbole d’hospitalité et d’hygiène dans le pays, elle est particulièrement prisée en ce moment pour se désinfecter les mains. Grâce à sa forte teneur en alcool, elle peut permettre d’éliminer le virus. Selon Le Figaro (qui relaie une information AFP), le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré que des bouteilles d'eau de Cologne seraient distribuées avec des masques aux personnes âgées de plus de 65 ans. Rappelons que pendant l’épidémie de peste noire qui a frappé une grande partie du monde au milieu du 14e siècle, pomanders et fumigations étaient déjà réputés éloigner la maladie - sans la même efficacité. On y découvre également que l’eau de Cologne n'aurait « rien à voir avec la ville allemande du même nom ». Preuve en est qu’en période de pandémie, même le parfum n’échappe pas aux fake news !

Depuis le début de la crise sanitaire, l’industrie du parfum affiche son engagement dans la lutte contre l’épidémie. LVMH a été le premier à annoncer que les usines produisant les parfums Guerlain, Dior et Givenchy fourniraient désormais du gel hydroalcoolique aux hôpitaux, suivi par L’Oréal, Coty, Estée Lauder, Clarins, Hermès, L’Occitane, Berdoues, ou encore Yves Rocher, et des maisons de composition comme Firmenich, Givaudan, Symrise ou Mane. Chanel et L’Oréal ont par ailleurs annoncé qu’ils n’auraient pas recours au chômage partiel, tout comme Hermès, qui affirme également qu’il n’augmentera pas son dividende

Alors que le confinement a provoqué la fermeture des commerces non essentiels, dont les parfumeries, certaines enseignes indépendantes continuent à parler du parfum à leurs abonnés sur les réseaux sociaux. Depuis Bordeaux, Dorothée Duret du Nez insurgé (@le_nez_insurge) propose jeux, énigmes et défis créatifs autour de l’olfaction, pendant que Charlotte Châtelet, fondatrice du concept-store beauté et mode Maison Orso à Rennes et à La Rochelle (@maisonorso), a consacré trois de ses vidéos quotidiennes à des focus sur la fleur d’oranger, les parfums d’intérieur et la marque florentine Santa Maria Novella. Jérôme Herrgott, fondateur de l’agence consacrée aux marques indépendantes Spray Conseil (@sprayconseil), a quant à lui proposé un live avec la fondatrice de la parfumerie Basic - La crème de la crème à Reims pour répondre aux « questions que tout le monde se pose sur le parfum »

Certains d’entre nous font depuis quelques semaines l’expérience du télétravail et des réunions par Skype, Teams ou Zoom, qui peuvent se révéler aussi inutiles que les rendez-vous physiques habituels (avec les problèmes de connexion en bonus). Une bougie se promet de faire partir en fumée la frustration qu’elles provoquent. Intitulée « Fucking meetings - smells like this could have been an email - and this is why I drink », elle dégage des arômes de café au bourbon. Rayon bougie toujours, la créativité est décidément de mise depuis le début de l’année, puisque Gwyneth Paltrow a lancé « This smells like my vagina », aux effluves de bergamote, géranium, rose, ambrette et cèdre, tandis que Mc Donald’s propose un set aux parfums Bun, Boeuf, Fromage, Oignon, Cornichon et Ketchup, à faire brûler de concert pour recréer le bouquet raffiné du Royal Cheese de l’enseigne.

Un fumet que l’on pourrait penser à même de séduire de féroces carnivores comme les tigres, mais il semble que ces derniers aient finalement un faible pour la parfumerie fine, souligne Slate. Une vidéo publiée par le zoo de Norfolk en Angleterre montre les fauves se frotter contre toutes les surfaces vaporisées d’Obsession for men de Calvin Klein. Une étude précédente avait déjà mis en évidence le goût particulier des tigres pour ce parfum, suivi par L'Air du temps de Nina Ricci. Cette préférence pourrait s’expliquer par la présence de civettone, bien que d’autres parfums qui en contiennent rencontrent moins de succès félin. 

Avec son œillet rétro, le bestseller de Nina Ricci faisait moins recette hors des zoos ces dernières années, mais cela pourrait peut-être changer, si l’on en croit Le Figaro. Le quotidien note un retour des notes florales poudrées, qu’avait ringardisées l'avènement des gourmands. Les marques misent à nouveau sur le mimosa, la rose ou la violette, que les jeunes générations biberonnées à l’éthylmaltol découvrent aujourd'hui, et qui seraient susceptibles de les séduire. 

Enfin, pour terminer cette revue de presse sur une note douce, Elle a interrogé des femmes sur les souvenirs particuliers qui les lient à un parfum. Le Shalimar d’une grand-mère chérie, la Cologne Santa Maria di Novella d’un dernier week-end en amoureux à Florence, Flower de Kenzo, symbole des retrouvailles mère-fille… Preuve que si George Sand écrivait que « le souvenir est le parfum de l’âme », les parfums sont souvent aussi « le souvenir de l’âme ».

Et c’est ainsi que les mouillettes ne servent pas qu’à déguster les œufs ! 

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Commentaires

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Le gelsemium fait partie de la classe des gentianales. Rien à voir, c’est une erreur de ma part.

Je comprends mieux pourquoi, lorsque je porte « Secret Essence – Tendre Jasmin » de chez Yves Rocher où l’on retrouve l’esprit du jasmin sans son côté parfois un peu trop capiteux, quand je me sens quelque peu tendue, cette senteur parviens à me détendre…
J’avais bien fais un parallèle entre cette senteur et le bien être ressenti au bout d’un certain temps, mais en avais aucune certitude. Là, je viens d’apprendre que c’était rapport à la molécule de gelsemium ; ce qui va me permettre de faire des recherches à ce sujet.
Si je puis me permettre, en évoquant les parfums de chez YR, il est regrettable que la collection « Secret d’essence » disparaisse car, il y avait, là, des compositions de grande qualité qui ne seront pas remplacées par la nouvelle collection, qui se veut plus naturelle mais aussi peut-être moins sophistiquée. C’est dommage.

Peu à peu,la nature nous dévoile son jardin secret . Cet article sur le jasmin et le valium est une belle découverte.

Je souhaite témoigner de mon expérience olfactive avec le ylang ylang:
Le ylang ylang est lumière dans toute sa magnificence, une lumière douce et puissante à la fois,masculine et féminine. C’est un rayon de soleil de printemps, qui diffuse en nous sa chaleureuse étreinte, pour éveiller nos talents et stimuler notre créativité.

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