Franco Wright (Luckyscent) : « Les habitués des créations grand public voient que la niche pousse la parfumerie dans des directions plus intéressantes »

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D’abord cofondateurs d’une agence de design, les Américains Franco Wright et Adam Eastwood ont dès 2002 l’idée de créer Luckyscent, leur propre site de vente en ligne consacré aux parfums confidentiels. En 2006, ils ouvraient leur premier Scent Bar à Los Angeles, suivi par un deuxième dans la même ville, et un troisième à New York en 2019. Entretien.

Pouvez-vous nous présenter la boutique ? 

Nous avons créé nos Scent Bars comme le prolongement physique de notre site Luckyscent. Une vaste sélection de parfums de niche, artisanaux, voire de “super niche” y est présentée à une clientèle du monde entier dans un environnement convivial. Nos parfums sont organisés par thème dans un cadre similaire à celui d’un bar à vin. 

Qu’est-ce qui pousse quelqu’un à entrer dans votre boutique ? 

Notre sélection de parfums et les connaissances de notre personnel. Que vous soyez un collectionneur ou que vous commenciez seulement à découvrir les parfums de niche, nous vous offrons une expérience amusante et stimulante.  

Quels sont les freins rencontrés face aux consommateurs, plus habitués aux créations grand public ? 

Je pense que les clients qui ont l’habitude des marques grand public se montrent finalement suffisamment curieux et ouverts d’esprit pour découvrir différents genres de parfums. En fin de compte, ils voient que la niche pousse la parfumerie dans des directions plus intéressantes. 

Comment découvrez-vous les marques ?

De toutes sortes de manières… En ligne, sur les réseaux sociaux, parfois via les clients. Les marques nous soumettent aussi souvent des propositions. Mais aussi de temps en temps en voyageant à l’étranger – c’est d’ailleurs ainsi que nous avons commencé à les découvrir. 

Comment choisissez-vous celles que vous vendez ?

C’est un mélange de plusieurs facteurs : le concept, le profil olfactif, le prix, la distribution, les tendances du marché, la rareté, voire la popularité…  

De plus en plus souvent, nous nous demandons : « Avons-nous besoin de ce parfum ? Ne vendons-nous pas déjà quelque chose de similaire ? Comment se vendra-t-il en ligne ou en magasin ? » Nous essayons de faire la meilleure sélection possible dans un magasin qui couvre tous les genres. 

Quels types de parfums se vendent le mieux ?

Ce sont ceux des marques que nous avons passé de nombreuses années à soutenir et qui continuent à créer des parfums excellents et uniques.Nous avons par exemple toujours eu de bons résultats avec Escentric Molecules, Comme des garçons, Andy Tauer, Indult… Dernièrement, nous avons constaté une forte croissance et un grand enthousiasme autour de Xerjoff, Maison Francis Kurkdjian, Zoologist et des maisons plus récentes comme Marc-Antoine Barrois. 

Conservez-vous certaines marques, même si elles sont moins rentables ?

Bien sûr, parfois le profit n’est pas le facteur clé que nous regardons. 

DOSSIER « NICHE ET CONFIDENCES »

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