Nez, la revue de presse - septembre 2019

Nez, la revue… de presse – #10 – Où l’on apprend que Cléopâtre aimait (peut-être) la myrrhe et la cannelle

Au menu de notre revue de presse : le parfum qui chatouillait le nez de Cléopâtre, l’encens menacé de disparition, l’odorat des femmes et celui des hommes, dernier siège de l’inégalité entre les sexes, y a-t-il vraiment une odeur… de vieux ?

Une femme a fait l’actualité olfactive cet été, suscitant une multitude d’articles. Il s’agit de… Cléopâtre. Depuis des siècles, son nez est sujet à commentaires et à fantasmes, mais si la reine d’Egypte a éveillé l’intérêt ces dernières semaines, c’est pour son parfum supposé. Deux archéologues américains de l’Université d’Hawaï prétendent l’avoir reconstitué grâce à des résidus découverts dans des jarres antiques à Thmuis, en Basse-Egypte.

Liz Taylor dans Cléopâtre de J. Mankiewicz

Appelé Mendesian, il était composé de myrrhe, d’huile d’olive, de cannelle et de cardamome. Prisé par l’aristocratie de l’époque, a-t-il été vraiment porté par la souveraine ? Rien n’est moins sûr, estiment FuturaSciences et The Conversation, qui soulignent que Cléopâtre se faisait créer des parfums sur mesure, loin de se contenter du tout venant, fût-il de niche. Dora Goldsmith, l’égyptologue qui a participé au projet, assure en tout cas que le Mendesian était « l’emblème olfactif de l’Egypte ancienne ».

Les ingrédients composant le Mendesian (Crédits : Dora Goldsmith)

L’encens ne figurait pas dans la composition de ce parfum, mais il était en revanche utilisé pour embaumer les corps des pharaons, et parfumer leurs tombes. La résine issue des arbres du genre Boswellia serait menacée de disparition, prévient le New York Times, citant une étude publiée dans Nature Sustainability. La surexploitation des forêts face à l’augmentation de la demande et la dégradation des écosystèmes dans la corne de l’Afrique pourrait causer la mort de la moitié des précieux arbres d’ici vingt ans. La création de plantations et de réglementations durables en matière d’exploitation seraient néanmoins susceptible d’inverser la tendance.

Encens (Crédits : Pixabay) 

Les momies égyptiennes sentaient donc l’encens, mais les plus âgés d’entre nous ont-ils une odeur spécifique ?, s’interroge le même quotidien new-yorkais. Les scientifiques qui ont étudié le sujet sont divisés. Johan Lundstrom, un biologiste américain, affirme que ses études valident ce que des chercheurs japonais ont découvert en 2001 : un aldéhyde insaturé appelé non-2-enal est plus concentré sur la peau des personnes âgées, produisant une odeur caractéristique perçue comme herbacée, cireuse ou grasse. Mais un de ses collègues soutient des conclusions radicalement différentes. Et si cette odeur était davantage liée à des problèmes de santé conduisant à la décomposition des cellules qu’à l’âge en lui-même ? Voilà qui pourrait réconcilier tout le monde.

Quoique : il semblerait que notre perception des odeurs diffère selon notre sexe… Selon des travaux menés à Philadelphie, le bulbe olfactif des femmes contient en moyenne beaucoup plus de cellules que celui des hommes, ce qui est un bon indicateur d’un odorat plus performant. Par ailleurs, lors d’expositions répétées à des odeurs, la capacité des femmes à les identifier a été multipliée par 100 000, quand celle de la majorité des hommes n’était pas améliorée. Une différence qui pourrait tenir au fait qu’un bon odorat facilite le lien mère-enfant et le choix d’un partenaire potentiel pour les femmes, et aurait donc été favorisé par l’évolution.

Si hommes et femmes ne sentent pas forcément de la même manière, les parfums gender fluid sont décidément en vogue, constituant 51% des lancements pour 2018 (contre 17% en 2010), relève le site Cosmetics Business. Parmi les autres grandes tendances actuelles du marché du parfum : croissance insolente des marques les plus luxueuses, importance de l’expérience client dans les points de vente, demande d’information sur les ingrédients et souci de la préservation de l’environnement.

Le flacon de Mémoire d’une odeur, parfum gender fluid (Crédits : Gucci) 

Une autre tendance qui n’est pas près de s’éteindre : celle des flankers, sur lesquels se penchent Les Echos. A la fois opportunité de « rectifier le tir » si le lancement initial n’est pas la hauteur des espérances, ou de faire coup double en cas de succès, ils envahissent les rayonnages. Un grand pilier de marque est désormais décliné en six versions en moyenne, note le quotidien.

Et nous terminons cette revue de presse avec Sauvage de Dior, qui après une première déclinaison en eau de parfum, introduit une nouvelle concentration « parfum » qui a déjà déclenché une polémique. Non à cause du jus lui-même, mais plutôt de la pub qui l’accompagne.

La maison de couture a choisi d’illustrer la déclinaison parfum de Sauvage en mettant en scène Johnny Depp et des Amérindiens. Face aux accusations d’appropriation culturelle et de racisme, la marque de luxe a précipitamment retiré le spot.

Et c’est ainsi que les mouillettes ne servent pas qu’à déguster les œufs ! 

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Vous qui lisez Nez le savez déjà, mais il est toujours bon de le rappeler : notre odorat a une influence considérable sur notre existence, odeurs et parfums exerçant sur nous leurs pouvoirs. Le Figaro s'intéresse ainsi aux odeurs pouvant favoriser la relaxation et le bien-être. Un effet connu depuis l'Antiquité. Le kyphi, un des plus célèbres parfums égyptiens, était déjà utilisé pour détendre, rappelle l'historienne et anthropologue Annick Le Guérer. Aujourd'hui, notre connaissance du cerveau valide le bien-fondé de cette pratique. « Les bonnes odeurs sont traitées par une zone - le cortex olfactif, en particulier l’amygdale - qui contient énormément de neurones qui traitent les émotions, explique Roland Salesse, ancien directeur du laboratoire de neurobiologie de l'olfaction à l'Inra. Quand on sent ces « bonnes odeurs », le circuit du plaisir, du bien-être, est activé ». De quoi expliquer pourquoi une odeur de tarte aux pommes ou de goudron mouillé, selon nos souvenirs olfactifs, ont le pouvoir de faire baisser la fréquence de notre respiration et la température de notre peau, signe de calme.

Comment les odeurs agissent sur le cerveau et nous procurent du plaisir, c'est précisément la sujet de thèse de Laura Chalençon – autrement dit « Mécanismes neuronaux responsables de la valeur hédonique des odeurs et ses altérations au cours du vieillissement ». La doctorante en neuroscience à l'université Lyon 1 participe au concours « Ma thèse en 180 secondes », et Lyon Capitale relaie sa vidéo de présentation, avec pour mot d'ordre : « Prenons du plaisir ! ». (Non sans opportunisme, rappelons que le thème du dossier central du numéro 6 de Nez était précisément consacré à l’influence des odeurs sur le corps et l’esprit.)

Laura Chalençon © Aurélien Idéale

Les odeurs ont le pouvoir de nous donner du plaisir, mais peut-être aussi... de nous faire grossir. Selon une étude récente réalisée par l'université de Berkeley, des souris soumises à un régime « fast food » avec un odorat normal voient leur poids doubler, alors que celui de leurs congénères privées d'odorat n'augmente que de 10%. Et quand les premières perdent à leur tour leurs capacités olfactives pour les besoins de la science, leurs poids diminue. L'odorat influerait non seulement sur l'appétit, mais aussi sur le métabolisme. L'anosmie, remède contre l'obésité ? Il faut rappeler que les troubles de l'olfaction sont aussi associés à des phénomènes d'anxiété voire de dépression.

Toujours dans le domaine de la médecine, les odeurs ont un autre pouvoir qui intéresse la recherche : celui de permettre le dépistage de certaines maladies, comme certains cancers. Des chercheurs de l’université de Manchester ont mis en évidence 17 molécules odorantes marqueuses de la maladie de Parkinson, d'après une étude parue dans la revue ACS Central Science. Pour ces travaux, ils ont collaboré avec Joy Milne, une Écossaise à l'odorat particulièrement développé, dont le mari est mort de la maladie de Parkinson, et qui a permis d'identifier l'odeur de la maladie dans un échantillon de patients. Une piste sérieuse pour développer une méthode de détection précoce, simple et rapide.

Dans le secteur du luxe, parfums et cosmétiques ont un autre pouvoir : celui de représenter d'importants relais de croissance. Hermès lancera en 2020 une ligne beauté incluant maquillage et soins en plus de la gamme parfums existante. En 2014, la division Parfums avait amorcé une diversification via le lancement de parfums pour la maison et d'une ligne de produits pour le bain, rappelle Fashion Network.

Un pouvoir que le parfum n'a pas, relève Fragrantica, ou pas encore, c'est celui de traduire le mouvement féministe né de #metoo. Du nouvel Interdit de Givenchy à Twist de Miu Miu, publicités et jus qui revendiquent sans cesse irrévérence et transgression se cantonnent à un conformisme qui confine au conservatisme. « Il semble que la lutte pour les droits des femmes soit plus un prétexte pour vendre un idéal féminin que pour servir une quelconque diversité », souligne Miguel Matos.

De diversité, il est en revanche de plus en plus question concernant les modes d'application du parfum, note Le Temps. Si depuis les années 80 et la disparition progressive des extraits de parfum, le spray est roi, les versions concentrées présentées sous forme de roll-on gagnent du terrain depuis deux ans. Petit format à petit prix et objet nomade, il colle à de nouveaux usages, selon le quotidien suisse.

Comte de Grasse

Autre grande tendance répondant à une nouvelle demande : celle des parfums naturels. « Bien conscientes que les filles sont de plus en plus réticentes à l’idée d’appliquer des matières inconnues sur la peau, les maisons de parfums sont nombreuses à jouer la carte du green » , nous dit Vogue. L'occasion d'évoquer notamment la ligne de colognes du Couvent des Minimes, qui a refondu son offre l'année dernière pour proposer des créations 100% vegan et composées à 98% d'ingrédients d'origine naturelle.

C'est peut-être l'amorce d'une future tendance : une distillerie, Comte de Grasse, s'est installée dans la capitale du parfum distinguée par l'Unesco, à l'emplacement d'une ancienne usine de parfums. Déjà commercialisé, son premier produit, le gin 44°N est créé à l'aide de techniques d'extraction traditionnelles de la parfumerie, combinées à des technologies de distillation modernes (distillation sous vide et utilisation d'ultrasons). Une démarche qu'on peut rapprocher de celle de la Distillerie de Paris, qui vient de lancer une gamme d’eaux de parfum travaillées à partir de coupes de distillation de rhum, de whisky ou de gin.

Et c’est ainsi que les mouillettes ne servent pas qu’à déguster les œufs !

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Cette semaine, pas d'embruns vivifiants ni de fleurs blanches solaires pour la revue de presse, qui explore plutôt le côté obscur des odeurs. Le Guardian s'intéresse ainsi à ceux, de plus en plus nombreux paraît-il, qui ont décidé de ne plus se laver. Dans leur ligne de mire, le savon, qui détruirait les micro-organismes peuplant notre épiderme, et notamment les bonnes bactéries qui lui sont nécessaires. « Je ne sens pas mauvais », assurent en choeur les ennemis de la douche, qui pour certains disent ne pas avoir approché un gant de toilette depuis quinze ans. Ils reconnaissent néanmoins pudiquement un « temps d'adaptation » du corps à leurs nouvelles habitudes.

Les plus odorants – ou en tout cas les moins lavés – ne sont pas forcément ceux que l'on croit : Eleanor Janega, professeure d'histoire médiévale à la London School of Economics, nous explique que nos ancêtres prenaient régulièrement des bains. Contrairement aux idées reçues, la toilette à grandes eaux se pratiquait au Moyen Âge aussi bien à la maison que dans les bains publics, y compris pour les classes populaires. On utilisait du savon et même du déodorant, souvent parfumé de feuilles de laurier ou de sauge. Ce n'est qu'à partir du XVIe que les médecins ont mis en garde contre la pratique du bain, l'eau étant perçue comme un vecteur de contagion des maladies.

Auteur inconnu - Bain à l'époque médiévale (Creative Commons)

Grâce aux tissus intelligents, la douche sera peut-être bientôt taxée de pratique totalement moyenâgeuse. Des chercheurs de l'université du Minho au Portugal ont développé un coton capable de diffuser des molécules dérivées de la citronnelle au contact de la sueur. De quoi faire d'une pierre deux coups l'été, et porter des vêtements anti-transpirants qui constitueront aussi une protection anti-moustique.

Outre la transpiration, le corps humain produit un panel d'odeurs nauséabondes extrêmement varié. Le site Mental Floss propose un top des plantes dont le parfum évoque nos pires émanations. Oubliez la délicatesse poudrée du lilas, la verdeur lactée du figuier : originaire des forêts tropicales de Sumatra, en Indonésie, la fleur de l'arum titan (Amorphophallus titanum) sent par exemple le cadavre. En cause, les molécules de putrescine et de cadavérine, qui attirent les mouches pollinisatrices. Heureusement, la plante met des années à fleurir, et fane rapidement. Gingko biloba, Hydnora africana et poirier de Chine ont aussi leur petite particularité olfactive.

Hydnora africana - Derek Keats via Flickr // CC BY 2.0

Si les effluves corporels sont indissociables du fonctionnement de notre organisme, les odeurs peuvent aussi être inhérentes à un lieu. Les Echos et Le Parisien nous emmènent à Grasse, dans le berceau de la parfumerie française, à la découverte de la maison Fragonard, et du Musée international de la parfumerie. Ce dernier a rouvert ses portes en juin après six mois de travaux, et accueille jusqu'au 5 janvier l'exposition « La fabuleuse histoire de l'Eau de Cologne », qui a donné naissance à un livre publié chez Nez éditions.

Grasse embaume la verveine, les agrumes et le géranium, mais que sent l'espace ? C'est la question soulevée par Clara Muller, contributrice de la revue Nez, à l'occasion d'une conférence donnée lors de l'Experimental Scent Summit organisé par l'Institute for Art and Olfaction.

Enter at Own Risk, WE COLONISED THE MOON (2011)

Les astronautes parlent de « poudre à canon », de « steak grillé », de « métal chaud » ou de fer à souder. Ces senteurs, ayant en commun des facettes brûlées qui proviendraient de la combustion des étoiles, ont inspiré de nombreux artistes depuis quelques années. Hagen Betzwieser et Sue Corke ont notamment développé une série d'œuvres sur l'odeur de la Lune, de cartes postales à gratter à une expérience immersive imprégnant les visiteurs du parfum de notre satellite. L'artiste français Vincent Carlier a lui créé une sculpture diffusant les arômes de framboise et de rhum du Sagittaire B2, un nuage moléculaire de gaz et de poussière situé à 39 années-lumière de notre galaxie. « Ces œuvres d'art olfactives offrent ce qui pourrait être l'expérience la plus incarnée que l'on puisse avoir de l'espace », conclut l'article.

Au sommet du One World Trade Center, qui a remplacé les tours jumelles à New York, on sent plutôt des notes de bois et d'agrumes.

Crédit photo : Hilary Swift for The New York Times

L'équipe dirigeante de l'observatoire a voulu donner un parfum officiel au bâtiment, afin de créer « un complément subtil à l'expérience » des visiteurs, à l'image de ce qui se fait de plus en plus dans les hôtels, les magasins et les lieux publics. Pour composer One World, le parfumeur Laurent Le Guernec (IFF) a travaillé autour du hêtre, du sorbier et de l'érable rouge - des arbres originaires de l'État de New York. Certains visiteurs regrettent pourtant une odeur aseptisée qui, précisément, « ne sent pas New York », faite de « sang, de tripes et de whisky ». Nous voilà revenus à nos effluves organiques de simples mortels.

Et c’est ainsi que les mouillettes ne servent pas qu’à déguster les œufs !  

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